Brésil 2009
Echange d'expériences autour de la lecture dans la rue avec la bibliothèque communautaire de Caranguejo (Recife)

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Pour lire dans la rue (18)

(Lundi 24 août)

Samedi soir, les grillons ont criqueté et la bouilloire a chanté. Nous avons bu la soupe japonaise avec mes hôtes et amis Sonia et Evérardo.


Puis nous avons descendu la rue Afeto, et son pavé moutonnant; la voiture a traversé, à grands splatchs, les eaux qui ravinent depuis la forêt voisine. Elle est passée devant l'université rurale, et le zoo. Elle ne s'est pas arrêtée devant les petits marchands - de tout et rien - postés au carrefour. Elle a laissé sur la gauche le motel de l'amour dont le logo exhibe des fesses bien rebondies. Elle a attrapé la bretelle de la voie rapide, évité les insondables nids de poules, ralenti bien avant la caravane grise et bleue du contrôle de police.

Aucun vélo ce soir pour escalader les glissières et traversent la voie rapide.

A l'intérieur de moi tout est serré, peut être ramassé en vue du grand saut vers la France…

44 kg de bagages dans la soute.

Je rapporte notamment une vingtaine
(ou plus…) de tee shirts offerts par la Bibliothèque de Caranguéjo. Ils sont un merci pour tous ceux qui ont participé au projet Bom Dia et au film.

J'ai également des livres cadeaux pour la bibliothèque de rue et d'autres offerts par les amis. Toutes ces poésies, ces livrets !  Certains sont manuscrits… petits trésors qui me feront cheminer plus avant dans la culture brésilienne d'aujourd' hui. Une mémoire aussi de mon passage ici…

Ce lundi après midi, je sors de la valise mon carnet "Agrippine", à la recherche des mots écrits à la sauvette dans le taxi, vendredi 14 août, après la dernière biblitohèque dans la rue.

Ce vendredi matin, avec Réginaldo et Suely, une petite réunion pour esquisser des projets. J'ai pris quelques engagements - à reporter dans mon agenda nantais.

 

L'après midi, toute l'équipe élargie s'affaire dans les derniers préparatifs du Festival de Récife "A letra e a voz" qui débute lundi. La belle et la bête les surveillent attentivement.

Des livres à la main je me dirige vers une dame qui balaie son pas de porte. Boa Tarde, et la lecture commence… Et la dame m'envoie lire ce livre - "Beaucoup de beaux bébés" - à l'épicière, quelques maisons plus loin.

Pas de photo pour immortaliser ce moment où le temps s'arrète, où nos têtes se penchent sur un bel album, où naissent des sourirs et une connivence !

Les amis des bibliothèques communautaires sont arrivés. Le bobinage de la laine pour le mégatissage de lundi est en cours.

Une volée d'enfants s'annonce. Nous entonnons " Frère jacques". Puis "O trem maluko" dont les couplets ont été ajoutés par la tradition orale, " un petit peu de coca cola, un petit peu de guarana pour se rafraîchir… J'ai 7 amoureux, je n'en épouserai aucun…" Le rythme est endiablé, deux fillettes se frappent dans les mains avec une agilité qui m'époustouffle. Elles me montrent, tous les enfants, l'un après l'autre également. Comme elles vont vite ! J'ai fini par apprendre, mais ça donne chaud !

  

  

Je vais faire la lecture à une vieille dame installée au coin de la rue. Pas de mots échangés, seulement des regards. Je reviens la voir plus tard, puis une autre fois encore avec "la petite chenille" si joliment gourmande, et "ce livre là". "Abboie Georges" la plonge dans d'intenses moments de contemplation toujours silencieuse.

En passant devant le chateau, je glisse un œil, le panneau montrant le réseau des bibliothèques avance.

Une toute jeune maman passe avec son bébé, Je m'avance. Le papa poursuit sa route. l'appel de son amie le laisse de marbre.

C'est une toute jeune fille, et son bébé est vraiment tout petit.

Je chante "Dodo, l'enfant do"

 

et puis on regarde "Beaucoup de beaux bébés".

Et elle s'en va rejoindre son amoureux.

 

 

 

 

Cette fois, je suis allée chercher " Au Galop".

J'ai un peu dérangé Luana qui raconte une histoire dans la bibliothèque.

 

 

 

 

J'ai apporté le livre, en version française cette année. Mais j'ai beaucoup raconté cet album  dans sa version portugaise "Você conségué galopar como um cavalo ? je le connais par cœur !

 

Une petite fille se manifeste elle veut tenir le livre, tourner les pages, approcher au plus prés la merveille de la décomposition des mouvements du cheval. Mais il y a des grands, qui la bousculent, l'obligent à patienter in- dé- fi-ni-ment. Enfin, c'est son tour.

Taga da, tagada, un ado sur une maigre mule déboule à vive allure. La terre vibre, il passe à un métre, la petite fille me regarde.

"C'est le cheval du livre", crie-t'elle, émerveillée !

Une maman rentre à la maison avec ses 5 enfants. "Beaucoup de beaux bébés" n'aura pas eu le temps de refroidir ! Et je dois m'arranger pour que chacun voie bien les illustrations. Quand j'approche les photos de l'avant-dernière, le bébé ne voit plus, elle se manifeste, au grand étonnement de sa maman.

Cleanice vient me rendre une visite. Une photo s'impose !

 

 

à suivre



Publié à 11:57, le 24/08/2009 dans 18 Pour lire dans la rue, Nantes
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Une équipe formidable (17)

(samedi 22 août)

Méli-mélo de liens, de compétence, et de confiance pour construire ensemble.


Inventer, ensemble


Et Réginaldo qui a l'œil !


Et tous les enfants qui nous font confiance.




Maciel, 9 ans,

Mariana, 11

Danrey 6

Gilmar 13

Alise 6

Morgeane 5

Yali 11

Marcio 8

Grapeleyce 12

Felipe 10

Carolina 8

Caros Jonas 9

Rosana 8

Juribasa 8

Amanda 8

Laliane Maria 10

Paula Andrée 10

Gislaine maria 8

Ricardo

Gleice 12

Anderson 9

Tati 7

Viloria 7

Victor Manuel 6

Elionaï 13

Jasmin 7

Luiz 11

Jasmin (2) 7

Méléna 8

Igor 12

Ray 8

Joceline 11

Paulo 11

Zakari 8

Gislaine 8

Lucas 9

Raysa 11

Artur 12

Fabien 8

Cais 13

Marcelina 8

Isaias 9

Rocsana 8

Emily 7

Amanda 8

Ana Flavia 9

Pedro 5

Bruno 6

Valdenice

Hitalo

Rasia

Maria Eduarda

Silvia

Maria Atina

Rosia Maria

Rosely

Juliana 7

Mikaeli 12

Lorendo 7


Et les fiches à tenir à jour.




Je n'ai pas ouvert le débat sur les livres en tissus et les bébés… Ce sera pour une prochaine fois.


Pendant le festival, 70h par semaine ?

Ici, beaucoup de gens exercent deux activités pour joindre les deux bouts.

Ainsi "Mon" chauffeur de taxi, Seu Daniel, enfile l'uniforme du Samu la nuit.

Des ONG, et fondations, donnent un coup de main pour indemniser des jeunes stagiaires à la bibliothèque. 150 réals/mois). Le smic, avec lequel dailleurs il est impossible de vivre, est évalué à 460 réals si ma mémoire est bonne.


Est-ce que, à Nantes, des professeurs et des étudiants donneront un coup de main ? Comme c'est le cas pour cette fille et sa prof de biologie.


Il y a peintres…


Et peintresse…

Christine, (où est donc passé Stéphane ?) , Ils préparent une exposition pour début septembre au MAMAM (musée d'art moderne…) Un regard sur cette ville construite sur une mangrove…

Quelque fois, quand il a bien plu et que la mer est haute, elle ne veut plus rien avaler, la mer. 


Et ces promoteurs, crabes goulus. Auront-ils raison de cette communauté évaluée à 3400 habitants en 2003 ?


Et cet homme chargé du nettoyage dans la cité.




Et Cleanice qui se pose un peu.


Et cette femme qui travaille pour la santé des mamans et des bébés.


Et Gabrielo et le Réseau des bibliothèques communautaire


Et les bébés d'avenir


Cleanice, petite fourmi au front soucieux, est à l'origine de la bibliothèque. Elle nous a préparé de bons déjeuners.


Construire un chateau ici ?  Pas de problème !


Multimédia… et Marcel et Michel et merci; ça commence par M. 

Morgan aussi d'ailleurs.


Cleanice vous présente des dames du club des anciens.


Une rencontre, en chemin




Avec les écoles, l'expérience vécue cette année va déboucher, je l'espère sur une plus grande implication des enseignants. Alors, ils vont peut-être y réfléchir dans le cadre des formations initiales et continues ?


Donrey a un problème : la bibliothèque est fermée. Il aimerait y accèder, le matin, l'après midi, le soir, et aussi la nuit parfois…


Les échanges vont se poursuivre. Prochain rendez-vous sur skype le mercredi de la dernière semaine de septembre à midi. A Nantes, nous aurons besoin de traducteurs…

Laurence, membre de l'association "Regards Transatlantiques" m'écrit ce matin "Mais tu peux écrire que nous sommes tous prêts à nous mobiliser pour que notre échange s'intensifie et que notre 1ère lettre et le livre BOM DIA ne sont qu'un début !
D'ailleurs de mémoire dans ton blog JANOU tu as parlé de l'installation de Skype sur l'ordi de la biblio de Caranguejo .... comme j'ai Skype chez moi, nous pourrions organiser une rencontre entre Caranguejo et Nantes (les membres amis de la biblio).
Je vais demander au reste de la troupe, à qui je passe ton bonjour, Joël, Sophie, etc....…/…."


Et Benoît, ouvrier infatigable de la structuration du réseau local. Il a terminé son contrat.

Y aura-t'il un jeune pour s'engager deux ans et venir prendre la suite ?


Et les partenaires officiels, mairies de Récife et de Nantes, ONG, fondation CA…


Biblioteca, o jardim interior preservado…


Et toutes les mamans auxquelles Anthony Browne dédie ce livre.




Et la Direction Culturelle de la ville de Nantes qui, notamment, a offert ce beau livre.



Et les amis des amis qui viennent visiter.


Pour construire le chateau de demain peut-être !


Maracatu, entrez dans la danse !




Et le Tonton de Mathieu, que j'ai mis maladroitement en colère et dont je n'aurais pas fait la connaissance…


Le responsable du groupe de Maracatu qui a prêté les tôles prévues pour son toit pour abriter le château. Quand aura-t'il un abri pour travailler correctement ici ?


Et Gleice qui m'invite ensuite chez elle pour me présenter sa maman.


La famille s'agrandit !


Vous voulez goûter ?



Publié à 11:08, le 21/08/2009 dans 17 Une equipe formidable, Recife
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Pour venir jusqu'ici… (16)

 

Pour venir jusqu’ici, j’ai pris le métro. J’ai glissé dans les escaliers et je suis tombée sur la tête d’un pou à plumes qui se grattait le nombril. En colère, il a voulu m’attraper.

 

J'ai eu peur et j’ai couru, couru… Mais une pastèque bouchait la rue.

 

J’ai plongé dedans et je me suis retrouvée assise à côté d’une toute petite fille, grande comme une montagne, qui tirait un âne par la queue. Un voleur est arrivé, il a ouvert la bouche et oups, il a avalé l’âne. 

 

Une petite grand-mère, à cheval sur une cuisinière, a passé la rivière pour me donner une patte de poule grillée. J’en ai mangé pendant 20 jours et j’en mange encore !

 

 

Ce conte de mensonge m'a été raconté par Praline Guépara, une conteuse. C'est sa grand mère qui lui racontait des histoires quand elle était enfant, dans les montagnes du Liban.

 

J'ai introduit mon intervention hier matin avec ce conte.

 



Publié à 09:44, le 20/08/2009 dans 16 Pour venir jusqu ici..., Recife
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Séminaire des bibliothèques : " A letra e a voz " (15)

 

Ce texte reprend les grandes lignes de mon intervention de ce matin. Merci à Joël, de l'association "Regards Transatlantiques" de Nantes pour sa traduction en portugais. La version française suit.

 


Sonia, qui est venue m'écouter ce matin au Senai, dit que mon intervention a donné du courage aux personnes présentes. Je pense que ce soir, ça va plutôt vous endormir…


 
_______

 

 

A BIBLIOTECA DE RUA EM NANTES

 

Contribuição no seminário " Bibliothèques »: liberdade, igualdade, fraternidade "

segunda-Feira o 18 de Augusto 2009 em Recife

 

 

Um compromisso com respeito a uma população para honrar a longo prazo. Regularmente cada semana.

 

O compromisso é colectivo : somos 8 animadores voluntários, em média 3 cada vez, mas as vezes somos 10...

 

Entre 1 e uma hora e meia na rua, no Verão tal como no Inverno, cada vez no mesmo lugar

 

. Mais uma meia hora trocando informações entre animadores, e tirando apontamentos.

 

 

Para partilhar o prazer de ler com crianças (6 meses até 11 anos, mais os pais deles)

 

. E aceitar descobrir as diversidades culturais.

 

 

A associação «  ATD ¼ Monde » criou as primeiras Bibliotecas de Rua, há mais de 35 anos. Porque é importante buscar o saber dos mais pobres, os conhecimentos escondidos, ocultados, esquecidos, e é preciso encontrar meios para os fazer ressurgir.

 

 

 

 

 

 

POR QUE NO EXTERIOR ?

 

 

 

Para ir ao encontro duma “freguesia” invisìvel que não espera nada.

 

 

 

 

 

Um escolho que permite encontrar crianças que nem estão na casa, nem num centro de lazeres.

 

 

1. Uma biblioteca onde não se tem imposições de registo, de compromisso a longo prazo, de quota.

 

2. Ao encontro de pessoas que inicialmente não pedem nada.Que as vezes tem ideias, representações o experiências penosas que lhes impedem investir se no aprendizagem da leitura.

 

3. Uma visibilidade social : cada um pode escolher a distança. Da janela, do banco ou mais próximo.

 

 

 

Alguns pais, surpreendidos, nos dizem : « Vocês estão à escuta das nossas crianças ! », « Vocês são dedicados ».

 

 

 

 

4. Para tirar de novo os lugares colectivos abandonados pelas familias, por causa dos pré-adolescentes que praticam « jogos » causando insegurança (ex : moto).

 

 

5. Depois da escola, encontramos pais, crianças. (Tempo para ouvir). Os pais não estão des-possuidos da suas crianças. Alguns participam, outros deixam as crianças sem vigilância. De longe vêm a sua criança interessada e estão orgulhosos !

 

 

 

 

 

POR QUE LÊMOS ?

 

 

 

1. Um livro é, ao mesmo tempo algo escrito, uma liguagem é um uma narração. Um livro é uma mensagem, um sonho, um espelho, uma janela aberta para fora.

 

 

 

2. Fala a nossa imaginação, nos permite construir a nossa memória individual, tambem fala ao insconsciente particularmente os livros para as crianças.

 

 

 

 

3. Um livro é um símbolo, é o símbolo dum pensamento dos Homens, o veículo duma cultura, um objecto marcado com dignidade que, as vezes, intimidá.

 

 

4. Saber não é uma prenda, não é um privilégio, é um direito. A deficiência sociocultural não existe, não é uma fatalidade, é uma infelicidade. Podemos remediar a isso se nos unimos todos (diz René Diatkine, co-fundador de Acces).

 

Nossas Bibliotecas de Rua são lugares de paz, de felicidade, espaços de liberdade, lugares de êxito.

 

5. O idioma se constrói a partir da relação com outra pessoa. Cançoes e cantigas : antes mesmo de poder falar, o bebé memoriza, estrutura, organiza. Ex : « Eu subo abaixo », Quentin ( 2anos e meio) diz. Ele comete um erro, mas estabeleceu categorias na sua cabeça. Ele não disse asneiras.

 

 

 

Para aprender a tornarse leitor :

Ter entendido o vocabulário técnico que se usa na escola. Assim, quando as crianças usam a palavra "ler", fazem muitas confusões com as outras atividades como "recitar"….. Muitas crianças acreditam que ler significa aprender de cor e depois repetir. Crianças acreditam que ler é inventar uma história. Outros consertam e combinam letras, sons, sílabas sem buscar o sentido do texto.

 

 

 

6. Quando lemos, elas podem apreciar um texto e descobrir que, qual que seja o leitor, as palavras não mudam. É com os outros que aprendemos  a ler sozinho! A criança e o adulto apoiam-se na segurança dum texto que se fica e permanece.

 

Descobrem as cadeias narrativas e as diversas formas da escrita: diálogo, conto, programa de espetáculo, publicidade... Nos vêem lendo, cantando, contando, olhando lhes para apanhar a informação pertinente.

 

 

 

Nada esta em jogo. Não os fazemos ler, « fazemos sem prova » o filósofo Alain diz.

 

7. É um banho de idioma que  propomos bem antes da aprendizagem da leitura à escola ! Fotografias de bebês leitores de 6 meses, Ver experiência de ACCES

 

.

 

 

 

 

O QUE LÊMOS ?

 

 

 

 

 

1. Livros que ajudam a estruturar a vida psíquica: "Os 3 bandidos "... " Max, e os Maxi-monstros ", " A grande pergunta ", " A caça ao urso ",

 

- " Leia o sozinho ", " não, é demais perigoso ! ", resposta Alexandre, 3 anos.

 

 

 

2. Livros ligados ao tempo, ás descobertas tecnológicas, documentários,  imagens. Nomear o mundo para o dominar: na Génese, Deus confia a Adão a responsabilidade dar um nome a todos os seres humanos que passam diante dele.

 

Aprender a nomear exatamente. Dizer: " não toca isto, é cocó ! ", " não é a mesma coisa que dizer " está sujo "," está frio ", ou seja " isto vai queimar "...

 

 

 

3. Livros suscetíveis de reproduzir a vida de todas as crianças na família delas: o nascimento, os animais, a vida da manhã, a corrida para ser todos prontos para partir, o humor, a separação, a morte, a briga...

 

Quando eu li " e mais que tudo, não dormimos na rua ", Angélique bebeu literalmente minhas palavras! " Ai Sim Ai Sim " enquanto eu li isto: o abono de família chega o 7 do mês na conta bancária. Então vamos para a mercearia para pagar o crédito e também podemos encher o refrigerador... Ela reconheceu momentos da sua vida nas palavras dos outros e para ela era uma experiência muito forte.

 

 

 

4. Entre uma produção editorial muito grande, procuramos : Belos livros (texto / imagens) - Abordando assuntos de maneira efetiva, com um texto breve.

 

Isto permite abrir espaços de trocas de práticas e de formação, seja com os animadores dos outros distritos/ bairros ou com os bibliotecários da cidade – ao longe do ano.

 

 

 

 

 

 

 

CONCLUSÃO

 

 

A Biblioteca de Rua desenvolve uma cultura comum na cidade e cria ligações entre adultos e crianças tendo meios sociais diferentes. Participar a uma Biblioteca de Rua uma grande felicidade às crianças, a família delas assim como aos animadores voluntários. Certos animadores reinvestem esta experiência na profissão deles ou lhes dá mais trunfos para encontrar um trabalho.

 

 

 

A Biblioteca de Rua abre as crianças ao mundo e lhes permite encontrar melhor a posição  delas à escola.

 

 

 

 

 

A prefeitura de Nantes escolheu desenvolver as Bibliotecas de Rua nos distritos/ bairros populares. Compra livros, paga o treinamento/ a formação dos voluntários, como também uma missão de coordenação.

 

 

 

 

 

_______

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La  Bibliothèque  de  Rue  à  Nantes

 

Contribution au séminaire " Bibliothèques : liberté, égalité, fraternité "

mardi 18 août 2009 à Recife

 

 

 

 

 

 

Un engagement vis-à-vis d'une population, à tenir dans le temps.

 

Régulièrement chaque semaine.

 

 

 

L'engagement est collectif : nous sommes 8 animateurs bénévoles, et 3 en moyenne à chaque fois ! Mais parfois nous sommes 10…

 

1h à 1h 30 dans la rue, été comme hiver, toujours au même endroit. + 1/2 h d'échange entre animateurs et de prise de notes.

 

Pour partager le plaisir de lire avec des enfants (de 6 mois - 11 ans + parents)

 

. Et accepter de découvrir les diversités culturelles.

 

 

 

Le Mouvement ATD ¼ Monde a créé les premières Bibliothèques de Rue, il y a plus de 35 ans. Parce qu’il est important d'aller chercher le savoir des plus pauvres, des savoirs enfouis, cachés oubliés et il faut trouver des moyens de les faire resurgir.

 

 

 

 

 

 

POURQUOI DEHORS ?

 

 

 

 

 

Pour aller vers une « clientèle » invisible qui ne demande rien.

 

1. Un choix qui permet de rencontrer les enfants qui ne sont ni à la maison, ni au centre de loisirs.

 

2. Une bibliothèque où il n'y a pas de contrainte d'inscription, d'engagement dans la durée, de cotisation.

 

3. Vers des personnes qui ne sont pas demandeuses à priori. Qui ont parfois des idées, des représentations ou des expériences douloureuses qui les empêchent de s'investir dans l’apprentissage de la lecture.

 

4. Une visibilité sociale : chacun peut choisir la distance. De la fenêtre, du banc, ou plus proche. Des parents nous disent, étonnés : " vous écoutez nos enfants ! ", " Vous êtes fidèles."

 

5. Le ré-investissement d'espaces collectifs désertés par les familles, car monopolisés par des pré-ados pour des "jeux" qui génèrent de l'insécurité. (ex : motos)

 

6. Après l'école, nous rencontrons des parents, des enfants. Temps d'écoute. Les parents ne sont pas dépossédés de leurs enfants. Quelques-uns participent, d’autres laissent les enfants dehors sans surveillance particulière. De loin, ils voient leur enfant intéressé, ils en sont fiers !

 

 

 

 

 

 

POURQUOI LIT- ON ?

 

1. Un livre, c'est à la fois de l'écrit, du langage, c'est un récit. Un livre, c'est un message, un rêve, un miroir, une fenêtre ouverte sur l'extérieur.

 

2. Il parle à notre imagination, il permet que se construise notre mémoire individuelle, il parle aussi à notre inconscient - surtout les livres pour enfants.

 

3. Un livre, c'est un symbole, c'est un symbole d'une pensée des hommes, le véhicule d'une culture, un objet qui est empreint de dignité, qui quelquefois intimide !

 

4. Savoir, ce n'est pas un cadeau, ce n'est pas un privilège, c'est un droit. Le handicap socioculturel dit René Diatkine, co-fondateur d'ACCES, ça n'existe pas, ce n'est pas une fatalité, c'est un malheur, nous pouvons y remédier en nous unissant tous.

 

 

 

 

Nos Bibliothèque de Rue sont un lieu de paix, de joie, espace de liberté, lieux de réussite.

 

5. Le langage se construit dans la relation à l'autre. Chansons et comptines : avant  même d'être en mesure de parler, le bébé mémorise, structure, organise. Ex "je monte en bas" dit Quentin (2 ans et demi). Il se trompe, mais il a établi dans sa tête des catégories ; il ne dit pas n’importe quoi.

 

 

 

 

 

 

Pour apprendre à devenir lecteur :

 

 

 

 

Avoir compris le vocabulaire technique que l'on utilise à l'école. Ainsi  les enfants quand ils utilisent le mot "lire" font un tas de confusions avec d'autres activités comme réciter…

 

 

 

Beaucoup d'enfants croient que lire c'est apprendre par cœur et ensuite répéter. Des enfants croient que lire, c'est inventer une histoire. D'autres bricolent et combinent les lettres, les sons, les syllabes sans chercher le sens de l'énoncé.

 

 

 

 

 

6. Quand nous lisons, ils peuvent savourer un texte, et découvrir que, quelque soit le lecteur, les mots ne changent pas. C'est à plusieurs qu'on apprend à lire tout seul ! L'enfant et l'adulte s'appuient sur la sécurité d'un texte qui tient et qui dure.

 

Ils découvrent les enchaînements narratifs, les différentes formes de l'écriture : dialogue, conte, programme de spectacle, publicité… Ils nous voient lire, chanter, raconter, balayer du regard pour cueillir l'information pertinente.

 

 

 

 

Il n'y a pas d'enjeu. Nous ne les faisons pas lire, « nous nous passons de preuve », comme dit le philosophe Alain.

 

 

 

 

 

7. C'est un bain de langage que nous proposons bien avant l’apprentissage de la lecture à l’école ! Photos de bébés lecteurs à 6 mois. cf expérience de ACCES

 

.

Une journée du festival "A letra e a voz" (14)

(mercredi 19 août 2009)

 

Héloïsa et Carmen nous accueillent pour 4 journées de réflexion et de visites.

 

  

   

Des étudiants donnent vie au travail de Michèle Petit : Biblioteca, O jardim interior preservado.

 

 

Qui craint le Grand Méchant Cochon ?

C'est pas nous, les Ptits Loups !

Toc toc je peux entrer, dit, en français, le GMC (= Grand Méchant Cochon)

 

  

Maria a apporté sa contribution pour la réussite du projet théâtrale de cette classe.

 

   

 

Un véritable panier de crabes, tous ces visiteurs à Caranguejo. Jeu de mot facile, dans un quartier dont le nom est "crabe".

 

 

  

 

 

Chacun montre ce qu'il sait faire.

 

 

  

 

Pas un cm2 disponible pour accueillir un éventuel contrôleur de la commission de sécurité

 

  

 

 

 Agnès, responsable de la Médiathèque de Nantes arrive à Caranguéjo.

 

  

 

Des malles prètes pour partir 15 jours dans les familles. Les responsables des Bibliothèques communautaires sont mobilisés pour préparer, depuis longtemps.

 

 

Méga-tissage :

 

Ce que j'ai moi-même appris à Barcelone dans une rencontre internationale des Réseaux d'Echanges de Savoirs, il y a longtemps, je l'ai transmis à mes amis de Nantes. Et nous avons fait des "méga-tissages" lors de fêtes.

 

Une merveilleuse façon de se dire que, malgré nos fragilités, l'union fait la force, non !

 


 

Si quelqu'un garde la balle, on ne peut rien construire ensemble.

 

  

 

 

C'est de plus en plus beau. Tous ont le sourire au lèvre !

Il y a aussi les tisseurs invisibles. Ils sont très utiles pour rattraper les pelottes égarées.

 

 

Les responsabilités que Gabriel prend, nous les portons tous un peu.

 

 

Et nous portons l'avenir des enfants.

 

 

Et l'engagement et la formation des animateurs.

 

 

 



Publié à 10:21, le 19/08/2009 dans 14 une journee du festival, Recife
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